Qu'est-ce qu'un psychanalyste ?

 

Son rôle n’est pas de dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Il est de donner la parole à l’analysant, d’écouter cette parole devenant au fur et à mesure de la cure, une parole authentique, SA parole.

Il ne donne pas de solutions et ne promet rien car il n’est pas un Sauveur de toutes les misères humaines ; en revanche, il est là pour soutenir l’analysant dans la recherche de ses solutions et il l’accompagne dans la découverte de lui-même, de son histoire.

Il ne donne ni ne promet mais il s’engage : à tout entendre, à maintenir son écoute bienveillante quels que soient les sentiments négatifs de l’analysant à son encontre et qui sont présents dans toute analyse.

Cet engagement de l’analyste a pour corollaire l’acceptation par l’analysant de la règle fondamentale déterminée par Freud, règle qui structure la séance analytique.


Comment se déroule une séance ?

Elle est régie par la méthode de libre association liée elle-même à la règle fondamentale. Elle consiste pour l’analysant à dire tout ce qui lui vient à l’esprit, que ce soit spontanément ou à partir d’un élément donné.

Il doit passer outre son jugement qui lui fait considérer ses pensées comme désagréables, défendues, ridicules, etc…

L’analyste écoute et interprète les éléments apportés par l’analysant



Quelle est mon expérience professionnelle ?

Mon expérience d’IDE m’a amenée à côtoyer en autres, en gynécologie des femmes dont les fausses couches spontanées à répétition semblaient une fatalité, comme à d’autres la stérilité. (aucune raison anatomophysiologique n’étant trouvée à cette impossibilité de donner la vie).

J’ai pris en charge des jeunes filles à qui l’annonce d’une grossesse non désirée ne laissait « pas le choix» autre que celui de l’IVG et qui en étaient marquées profondément.

En orthopédie, j’ai rencontré ces jeunes, garçons ou filles, et même adultes que des attitudes désinvoltes conduisaient cassés et souffrants après une chute de moto, d’un toit ou même après un « jeu » avec allumettes et produits chimiques ; attitudes qui laissent l’entourage en grande détresse car cela semble incompréhensible.

En service de psychiatrie, j’ai parlé avec ces hommes et ces femmes profondément déprimés après leur 2ème, 3ème séparation affective, après la mort d’un proche qu’ils ne parviennent pas à surmonter car la culpabilité les submerge ou qui sombrent devant ce qui leur semble le néant de leur vie.

 

En tant que cadre infirmier, j’ai saisi toute la complexité des rapports humains ; j’ai pu me rendre compte des phénomènes de résistances liés aux jugements de valeur, de la mise en place de rapports dominant/dominé, de la difficulté de trouver sa place dans un groupe,…

Les situations quotidiennes où l’on se sent impuissant et abattu se déclinent à l’infini car elles sont propres à chaque individu, malgré leur caractère général.

Ma formation d’analyste me permet d’aborder ces situations sans jugement et sans préjugé, avec toute la discrétion indispensable.

 

 
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